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Révisions pour toutes et tous

Le lycée Do Kamo accueille pendant les deux semaines de vacances les élèves de tout le Territoire pour les révisions du bac.

L’UGPE et l’APE de Do Kamo ont mis leur efforts en commun pour le bien des jeunes, et l’avenir du Pays.

 

Et l’article consacré aux révisions dans Les Nouvelles Calédoniennes :

Myrtille Serre | Crée le 25.10.2018 à 04h54 | Mis à jour le 25.10.2018 à 16h56


Les lycéens bénéficient de l’aide de quinze professeurs, de salles de révision et d’un accès à Internet. Photo T. Perron
EDUCATION. Au lycée Do Kamo, 300 élèves suivent des cours dispensés par des professeurs bénévoles. Un dispositif mis en place par l’Union des groupements des parents d’élèves.

Le compte à rebours est lancé. C’est la dernière ligne droite pour les 3 628 candidats inscrits au baccalauréat cette année. Dans un mois, le 26 novembre, ils plancheront sur les premières épreuves. Comme chaque année, le top départ sera donné avec la philosophie. « Une matière que je redoute tout particulièrement car on ne sait jamais vraiment si notre dissertation est hors sujet », s’inquiète Lara, élève de terminale L, assise sur les bancs du lycée Do Kamo, avec ses fiches de révision stabilotées.

Pour que les étudiants aient toutes les chances de leur côté, deux semaines de révisions intensives sont organisées durant les vacances scolaires par l’Union des groupements des parents d’élèves(UGPE), à la Vallée-des-Colons. Un peu plus de 300 élèves determinale, de différents établissements et de toutes les filières, y bénéficient de l’aide pédagogique d’une quinzaine d’enseignants bénévoles.

« Souvent, les lycéens n’ont pas la chance d’être dans de bonnes conditions pour réviser à la maison. Ici, ils ont des professeurs à leur disposition qui répondent à leurs questions, des salles de révision pour travailler seuls ou en groupe et un accès à Internet », confie Virginie Murcia, directrice de l’association. « Cette année, les étudiants inscrits sont nombreux. En plus d’avoir mobilisé les enseignants bénévoles, nous avons dû demander de l’aide aux parents pour organiser les repas et une partie de la logistique. Tout le monde y met du sien. » Pour l’heure, le pari semble réussi. « On révise mieux ici que chacun chez soi car nous pouvons approfondir des points précis du programme », sourit Jarisse, élève de terminale S au lycée Jules-Garnier, qui s’autorise une pause café entre un cours d’économie et un cours d’anglais. Un avis partagé par Rohan, qui souhaite intégrer un DUT de marketing après avoir décroché une mention à l’examen : « L’ambiance est conviviale. On travaille beaucoup mais on rencontre aussi d’autres lycéens. Pendant les pauses, on s’échange les bons tuyaux. »

Entraide et bons conseils

Ici l’accent est mis sur la mixité et l’apprentissage collectif. « Nous recevons des élèves de toutes les filières, (générales, technologiques ou professionnelles) et de tous les lycées du pays. Notre objectif est de lutter contre l’échec scolaire dans tous les milieux sociaux », note Jean-France Toutikian, secrétaire de l’UGPE et professeur de français, en précisant que les 1 000 francs demandés à chaque étudiant pour ce stage de révision sont purement symboliques. « Depuis 30 ans, nous travaillons bénévolement afin d’armer les élèves lors de cette épreuve décisive pour leur avenir. » Une démarche qui semble faire l’unanimité. Et qui est saluée par l’ensemble des parents d’élèves. « Cette initiative est une aubaine car nous n’avons pas les moyens de financer des cours particuliers dans un organisme privé », glisse Sonia, mère de Lomali, en croisant les doigts pour que le nom de sa fille de 18 ans et en terminale S, qui rêve de devenir architecte, ne figure pas sur la liste des rattrapages.

Repères

Le bac en chiffres

Pour la session 2018, 3 628 candidats sont inscrits aux épreuves du baccalauréat général, technologique et professionnel en Nouvelle-Calédonie. L’an dernier, le taux de réussite du Caillou au bac général était de 87 %. Et de 85,2 % au bac technologique.

Le bac en pratique 

Tous les lycées généraux, les lycées professionnels, les collèges publics et privés seront des centres d’examen cette année. S’y ajoutent également : le centre de formation des apprentis de la Chambre de commerce et d’industrie et de la Chambre de métiers et de l’artisanat. Les épreuves se dérouleront du 26 au 30 novembre.

La panique et le stress des derniers jours

« Beaucoup d’élèves se réveillent au dernier moment. Les vacances d’octobre sont les plus stratégiques pour faire le point », note Christophe Plaud, gérant de la société Eureka Cours Privés, qui voit les demandes de stages intensifs s’accumuler à un mois du baccalauréat. « Les matières les plus demandées sont sans surprise les mathématiques ou la physique », poursuit-il.

Commentaires

  1. BRAVO!!! DO KAMO et tous ceux qui sont derrière cette initiative. Bravo à ceux qui contribue fortement à ce que ces 2 semaines puissent répondre aux attentes des JEUNES! MERCIIIII Car il y a encore dans ce pays une étincelle dans ce pays qui cherche à emmener les jeunes vers le haut! je suis tout simplement admirative de votre geste (200frs le repas /jour sans compté le café, et le pain gâteau mis à dispo de ces jeunes de TOUTES HORIZONS! ). Si vous le re conduisez l’année prochaine faites plus de pub pour les bénévoles ça intéressera beaucoup. Dommage qu’il n’y avait pas à mon époque…

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